samedi 31 janvier 2009

Emission spéciale Japon

Parmi les couturiers japonais mondialement célèbres, il y en a deux qui ont depuis longtemps retenu notre attention. Sûrement la tienne aussi, d'ailleurs tu vas vite voir de qui on parle.

Le premier, connu pour ses études philosophiques sur la beauté à la fois intérieure et extérieure, qui serait liée à cette sobriété essentielle du vêtement et sa mise en oeuvre autour du noir, ça y est t'as cerné le personnage, n'interviendra pas davantage dans cet article. Désolée.

Le second, par contre, oui.

En gros, contrairement à son collègue à cheveux longs, son nom à lui est indubitablement lié aux couleurs et plus encore aux fleurs en gros plan qui en ont illustré toute la gamme dans les 80's. C'est ce qui a marqué les esprits en tous cas.

Depuis quelques années il fait moins dans la fleur quoiqu'encore un petit peu de temps en temps, mais plus dans la rayure (des fois en mariant les deux) et toujours tu remarques cette recherche particulière dans les tons avec des associations de couleurs rarement discrètes.

Bon alors maintenant qu'on se connaît un peu mieux avec monsieur K, il va nous faire l'honneur d'ouvrir, ici même et rien que pour toi, son local à poubelles.
Voici ce qu'il contient :

Enfin, juste le tissu, hein. Parce que la robe, c'est nous qu'on l'a faite avec.
Alors tu as là un jacquard de soie épais et lourd comme une tapisserie, avec de la tenue et donc un gros potentiel de mise en forme, de couleur pétrole et mauve grisé avec un relief créé par le tissage de fils en velours olive.
L'idée c'était une robe de bure donc une forme assez sobre, là dessus c'est l'emmanchure raglan qui s'est imposée avec une longueur genou pour la jupe et des manches sous le coude. Et voilà débrouille-toi Simone, on va voir si t'es capable, alors on va regarder d'abord les vues de détails puis on finira sur un fondu enchaîné en contre-plongée qui fait peur.

Là tu as la manche avec couture partant de l'arrondi de l'épaule jusqu'à mi-hauteur, qui forme un large pli creux. C'est-à-dire qu'au départ la manche était large et l'affaire a consisté à la mettre en forme en conservant toute son ampleur au bas.
Alors après tu as la fermeture du dos qui se fait sur une fente suffisante pour passer la tête. Pas de fermeture éclair.

Et donc là t'as plus qu'à te laisser glisser dans la descente.




Monsieur K si vous tombez par hasard sur ces quelques lignes, merci beaucoup, pour les poubelles. Espérons de tout coeur que la robe vous plaise, ça serait la moindre des choses de notre part.

Admirativement vôtre,

Simone.

jeudi 29 janvier 2009

Quel côté tu veux ?

Oh, encore un petit jeu !
Du coup on continue les présentations : et Marie tu la connais ?
De nature curieuse, Marie a le chic pour demander des trucs gentiment exprès pour que tu marches et là elle nous fait, Simone t'es pas chiche de prendre l'autre main pour voir.
Délire total, en plus on a un pansement au pouce.
Qu'à cela ne tienne on va lui montrer que nous Simone c'est pas du flan, même que ça va être super enrichissant pour toi de constater que :

- Si la main droite écrit des phrases terribles avec des mots branchés et intellos, la gauche vit sa vie de main. Faudrait pas trop lui en demander du côté du bulbe.
- En accord avec ce contenu plutôt limité, la précision du trait laisse à désirer.
- Simone a deux mains.
- Elles travaillent différemment et si la droite t'avait paru un poil austère, limite trop bien, la gauche va te rassurer définitivement sur notre potentiel créatif.
- En gros, entre les deux ça fait une moyenne qui nous permet quand même de réaliser ces trucs raffinés avec des instruments réputés dangereux sans trop prendre de risques.

Là encore on s'est appliquée, pour la photo.


Circonvolutions

Original peint avec la main gauche, 2009

mercredi 28 janvier 2009

Haïku du soir, espoir

Hé au fait tu la connais madame Alfred ?
Bon ben maintenant tu pourras plus dire non.
T'en as de la chance quand même.
Non non, pas de quoi, c'est tout naturel, en plus elle est du genre assez joueuse l'Alfred donc tu vas bien t'amuser.

Alors quand elle demande à voir des preuves comme quoi on peut écrire des trucs, avec des vrais mots que tu peux toucher avec tes yeux et les bonnes lettres aux bons endroits et tout, tu penses bien qu'on s'exécute le petit doigt sur la couture du slim. Mate :

Toute ressemblance avec des personnages réels ou ayant existé étant purement fortuite, n'en déduis pas trop vite qu'on est dans l'enseignement ou quelque chose comme ça. Tu te fourvoierais, bibiche.

Par contre, le livre, là, existe bel et bien puisqu'il a été offert par nos soins à Roger il y a de ça quelques années et que depuis il ne déloge pas du chevet de son proprio. Pas mal, le cadeau, donc. Des fois il nous le prête alors on en profite pour apprendre par coeur certains trucs.

Déduis-en que le Roger est un vieux beatnik si tu veux, ça paraît pas trop grave comme information, mais alors s'il te plaît n'essaie pas de traduire le haïku en langage de la zone moderne occidentale : ça serait d'un goût affreux au même titre que l'exégèse du pourquoi tant de p.

Radzimire, Gina, la mère Castor, aurez-vous le courage d'en faire autant ?

vendredi 23 janvier 2009

Diversion

En ces temps venteux et humides méfie-toi des microbes. Pour notre part nous n'avons pas promené les nôtres chez les nouveaux-nés de la ville, par conséquent hors de question de te montrer certaine chose avant de l'avoir présentée à sa destinataire. Il y a des priorités, c'est comme ça.

Par contre, rien n'interdit de jeter un oeil sur cet autre truc.

C'est fabriqué avec ce fil canadien qu'on t'a déjà présenté, celui avec les vrais morceaux d'artiste peintre à l'intérieur : une splendeur que quand tu commences à la tripoter tout de suite c'est le piège. Alors comme y a pas de raison que t'en profites pas aussi, on te laisse réfléchir sur le modèle, le point, les instruments, la méthode. A bientôt...

mercredi 21 janvier 2009

De l'ouvrage de dame, ma petite dame

Youpi ! C'est kitscheries et le sujet du jour, c'est la broderie.

On a droit à tout sauf la calculette mais c'est pas grave on en a pas besoin.

Alors là on dit Chic alors. Enfin. Depuis le temps qu'on devait te montrer la chose ci-après et qu'on avait pas de prétexte valable pour le faire en toute délicatesse et avec les formes, enfin pas n'importe comment et c'est pas toujours simple tu le sais bien, depuis le temps qu'on cherchait en vain une solution et que le bout du tunnel semblait encore tellement loin.

Mais aujourd'hui et grâce à la broderie, tu vas pouvoir te rincer l'oeil.
Disons même avec élégance et raffinement parce que pour l'occasion tiens-toi bien, on a ressorti le DMC rose dégradé de quand on était petite.

Regarde :


Tête de veau "à la Gribiche"
in La Bonne Cuisine à la portée de tous n° 19 - mars 1957
.

Mate le raffinement. La difficulté c'est que le papier glacé des magazines, passé un certain âge, il craque et le travail s'en trouve fragilisé. Bon c'est pas tout ça mais on a un truc urgent à finir. Reviens après-demain tu verras ce que c'est.

mercredi 7 janvier 2009

Même pas sans les mains

Youpi ! C'est à nouveau kitscheries et on a encore un beau sujet !

Faut fabriquer un bonhomme de neige et on a même le droit de le faire sans neige, alors comme on est cloîtrée au chaud avec des remèdes et le chat sur les genoux, on va faire comme ça, hein.

Le voilà.

On pensait l'appeler Robert. Si t'as d'autres idées...

20h16 : Le gagnant est Stanislas alias Dave pour les intimes. Costard le jour, il est DJ la nuit au Chat Noir. Bravo à toute l'équipe.

mardi 6 janvier 2009

Ceci n'est pas une ville la nuit

Même si c'est beau, on est bien d'accord, c'est pas ça.
Alors c'est quoi, hein.

Parce que c'est bien gentil tu vois, mais on a un métier.

Alpaga bio non teint double fil, boutons Emmaüs.

Hé. Sobre, clair et précis, c'est pas mal non plus de temps en temps. Raymonde.